Afrique : l’Éclosion d’un Géant

Puissance culturelle ancestrale et berceau de l’Humanité, l’Afrique demeure au XXIe siècle ce diamant brut partagé par 1 milliard de femmes et d’hommes, le foyer de milliers d’ethnies essaimées sur 54 pays. Il existe encore beaucoup d’idées préconçues sur l’Afrique, se contentant de mettre en évidence les défis, mais ignorant fallacieusement la révolution socio-économique qui s’opère sous nos yeux. Nous pensons au contraire que les défis auxquels l’Afrique fait face présentent une opportunité d’investissement historique qui, si elle est distillée avec diligence, devrait permettre de sublimer la valeur intrinsèque de cette région.

La dernière décennie a vu l’émergence de la numérisation dans la vie quotidienne africaine et déclenchée ainsi une révolution technologique faisant entrer le continent dans une nouvelle ère de développement. Ce point chaud technologique a permis l’éclosion de leaders mondiaux africains, pionniers dans les domaines du paiement numérique, du commerce électronique, des soins de santé en ligne et d’autres secteurs à forte valeur ajoutée. On peut dénombrer 5 blocs distincts sur le continent partageant en leur sein des dynamiques socio-économiques homogènes et des partenaires commerciaux communs. 

Émergence de la classe moyenne sur fond de révolution technologique”

Durant les prochaines décennies, le continent africain sera, selon les projections, l’épicentre d’un boom démographique mondial sans précédent, avec une consommation en plein essor et au potentiel encore peu exploité. Selon les données du département démographique des Nations Unies, si 1 individu sur 6 dans le monde vivait en Afrique en 2018, ce ratio sera multiplié par 2 et passera à 1 individu sur 3 d’ici 2100. Selon ces projections, le continent sera le théâtre d’une urbanisation similaire à celle observée durant la révolution industrielle dans les régions développées, mais sans précédent quant au nombre de personnes concernées.

Afrique : gratte-ciels
La consommation des ménages devrait croître de 3.8 pour cent par an jusqu’à 2025 pour atteindre $2.1 trillion – MCKINSEY GLOBAL INSTITUTE

Pour se préparer à cet enjeu historique, le continent a su prendre les mesures nécessaires pour combler son déficit en matière d’infrastructure en investissant plus de 80 milliards de dollars US par an depuis le début des années 2000. Le secteur des technologies de l’information a été le principal bénéficiaire de ce bouleversement régional, ayant connu une croissance fulgurante ces dernières années et dont les perspectives dans le cadre de cette révolution 4.0 s’avèrent être la base du potentiel d’investissement de l’Afrique. 

En 2018, 8.6% du P.I.B. en Afrique Sub-Saharienne était attribuable aux technologies et aux services mobiles, une contribution qui devrait augmenter dans un avenir proche, puisque le nombre d’utilisateurs doublera, passant de 239 millions à 483 millions d’ici 2025. 

L’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Égypte et le Kenya sont des exemples de réussite qui témoignent de manière convaincante la possibilité panafricaine d’un tel changement économique. Et si les décideurs politiques et les investisseurs prennent les mesures appropriées, d’autres nations africaines devraient suivre ce mouvement.

Les défis traditionnels de l’Investissement en Afrique

L’une des charges récurrentes qui pèsent sur l’Afrique reste la forte inefficacité des marchés boursiers domestiques et l’extrême difficulté à appréhender les risques et les dynamiques macroéconomiques, monétaires, politiques et institutionnelles. En parallèle, une analyse fondamentale partant des sociétés vers les dynamiques sectorielles sur des cycles économiques complets est essentielle pour extraire une conviction et générer de la valeur. Formant un ensemble cohérent, cette approche à deux volets permet aux investisseurs de saisir l’essence des actions africaines sachant que:

  • Opportunité: Les différents profils de rendement/risque sur les marchés africains offrent des opportunités aux investisseurs actifs.
  • Liquidité: Près de 80 % des actions africaines se négocient à moins de 100 000 USD par jour.
  • Diversification: La faible intégration des marchés africains aux marchés mondiaux implique de faibles niveaux de corrélation aux autres classes d’actifs ce qui est favorable à la diversification.
  • Croissance Locale: Les facteurs de rendement sont ancrés au niveau national et peuvent être facilement diversifiés à travers l’Afrique, un continent hétérogène composé de 54 pays différents

La construction de Portefeuille, clef de voûte pour extraire la valeur ajoutée : l’exemple AXIOM Africa

Les actions africaines représentent une solution attirante pour les investisseurs de long terme cherchant à s’exposer à la dynamique démographique et aux changements transformationnels se produisant dans la région. En effet, les entreprises nationales ancrées localement sont selon nous les mieux placées pour répondre aux besoins des consommateurs de la classe moyenne africaine émergente. Il reste primordial d’évaluer minutieusement les différentes sources de risque telles que le risque de change, le risque pays et le risque sectoriel, et ce à chacun des niveaux de l’investissement. Le processus de construction du portefeuille sert de cadre pour la gestion de l’exposition aux risques “pays” et vise à identifier la répartition optimale entre les différentes sources et facteurs d’aléa qui auront été préalablement mesurés et identifiés. 

Chez AXYS, nous avons consacré notre recherche à la conception d’un modèle quantitatif robuste pour AXIOM Africa qui vise à gérer ces risques. Notre modèle propriétaire a été conçu pour définir une allocation pays bien équilibrée de sorte que chaque pays contribue au même niveau de risque global du portefeuille, sur la base de données historiques.

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